Les broussailles

À la taverne des bois mêlés, des glapissements confus d’écureuils ivres. Joyeuses retraites remplies, moultes touffes rousses et panaches excités de bière d’ours.

Lampions, lucioles, babils amusés, pirates des frondaisons, repaire notoire des rusés voligeurs, un brin causant de verte façon. Frondeurs, hableurs de tout poil, fourrures débraillées, l’œil rond, la moustache en bataille.

Il chante accompagné de sa guitare pour écureuil des chansons ivres avec son ami le renard soûl, c’est la complainte du sapin mou.

Une gorgée d’équilibre et il se prend pour son cousin le volant; les écureuils se ramassent à la pelle et la bière d’ours fait du tapage, le sapin sifflote une ballade pour le moineau triste puis siffle une bière de sa branche. La flûte à souris joue de la moustache pendant que la poule sèche, au fin fond.

Ivre mûr le moineau tombe enfin, le lapin a grimpé dans l’arbre, les marmottes sont cuites et la bande à Carotte était en fuite.